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Avant propos
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On connaît la version paradisiaque de la République Démocratique du Congo, un « scandale géologique », expression couramment utilisée pour marquer les potentialités d’un pays doté des richesses les plus juteuses.

Du cuivre au diamant, du coltan au colbat, de la végétation aux cours d’eau en passant par le dynamisme de ses populations ; de sa position stratégique et de ses potentialités socio-économiques, tout le monde s’accordait à dire vers les années des indépendances africaines qu’elle était la locomotive de toute cette partie médiane de l’Afrique et elle passait pour un Etat pilote, et dans l’avenir, il fallait compter avec ce fleuron africain, un véritable « Eden tropical ».

Sous ses antres et ses dehors envoûtants, la République Démocratique du Congo est un « Lion » malade qui cache une misère endémique. Son cœur lourd, son âme souffre et son moral est au plus bas. De toute évidence, la nation congolaise est à la croisée des chemins entre les jalons d’un Etat de droit et le despotisme. Le souffle de l’Histoire est sur elle le retour de la République incertain.

Aujourd’hui, tout le monde a déchanté : du scandale géologique au scandale de la pauvreté, du pays en voie de développement au pays pauvre le plus endetté (PPTE), la République Démocratique du Congo est un  pays ruiné, plongé dans le marasme économique. Elle ne fait même pas partie des Etats dits « à revenues intermédiaire », et de ce fait, elle a vu ses ambitions réduites à néant ou détournées au profit de quelques uns. Le Pays est en crise, son économie en panne, ses élites sont défaites.

En ce jour, qu’en reste-il ? Rien. Un processus démocratique long de plus d’une décennie et se trouvant dans l’impasse ; une fonction publique démobilisée, démoralisée et privée de directives ; des institutions en panne de légitimité populaire. La République Démocratique du Congo, notre pays, se trouve quasiment dans une situation de non Etat.

Pauvre, un pays où l’appareil de l’Etat s’est limité à sa dimension répressive et l’étiolement de son autorité plus que manifeste. La politique dévoyée y a été menée pendant plus de quatre décennies et paradoxalement, après chaque rebondissement et tentative de vouloir y instaurer un «  nouvel ordre », le peuple a déchanté. L’espoir et tout on disparu.

La République Démocratique du Congo, dont les plaies-de morsures des politiques - sont visibles à l’œil nu, est devenue un vrai symbole de paupérisation où le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté est estimé à plus de 90%. Elle est devenue un véritable Etat de non droit, une nation en perpétuelle transition, reléguée au bas de l’échelle des pays en développement par une économie en décomposition.

Hier, spolié par les colonisateurs, pillé par d’anciens apparatchiks du monolithisme et ruiné par les puissances belligérantes aux visées hégémoniques,

aujourd’hui, par des affairistes de tous bords, le peuple congolais n’a pas encore fini de manger son pain noir. C’est une société à vif écartelée entre une poignée de nouveaux parvenues arrogants et une majorité écrasante des miséreux résignés.

Avec un appareil d’Etat vermoulu, ruiné par la guerre et la misère de ses animateurs, découragé et angoissé, le peuple congolais est livré aux oukases des politiques qui ont été édifiées, les unes et les autres chaotique et illisible ayant les mêmes caractéristiques : le saturnisme et la cécité politiques. Le résultat est que le trou est aujourd’hui abyssal et il reste à tout reconstruire, en commençant par la fondation qui est à la fois l’ossature, à savoir la République.

La casse, c’est l’œuvre des filles et des fils de la République Démocratique du Congo, mieux des compatriotes sans patriotisme qui ont mené ou soutenu des politiques autocratiques, totalitaires et des idéologies obscurantistes, ponctuées dans la gestion de la res publica d’une pratique ubuesque notoire.

Page après page de l’histoire de la nation, le peuple congolais a subi un calvaire, une immense tragédie qui va continuer à marquer son histoire pour les décennies à venir et ce, à cause de ses dirigeants, hommes du peuple qui étaient coupés du peuple et qui ont instauré vraisemblablement un « Etat contre le peuple » qui ne tient pas compte de ses aspirations légitimes : l’espoir, la prospérité, la paix et le renouveau social.

L’histoire des dictatures est complexe et celle qui a prévalu en République Démocratique du Congo n’échappe pas à la règle. Leur émergence est marquée par un indéniable soutien aveugle des populations, phénomène lié à la précarité socio-économiques ainsi qu’à la ruse d’entretenir l’illusion démocratique.

Cependant, force est de constater et de démontrer qu’au sein de ce fourmillement, comment l’absence de la République constitue un fil d’Ariane qui relie les faits dans leur contextualité singulière et nous guide dans cet inextricable labyrinthe qu’est notre pays.

Aussi, il est évident que l’évasion de la République et la manque des préoccupations sociales constituent l’aune par laquelle on peut mesurer les plus de quarante ans qui nous séparent de l’aube de l’indépendance à nos jours. En effet, les dirigeants, plus soucieux de leurs avantages sociaux, n’écoutaient ni hue ni dia.

Certes, si la logique totalitaire n’est pas neuve au monde, c’est le changement d’échelle et la brutalité de sa pratique en République Démocratique du Congo qui changent la donne.

En effet, comme il s’avère que les sentiments et les affaires n’ont jamais fait bon ménage, mais en RDC, notre pays, il semble quand même qu’ont ait franchi les limites de supportable.

Il est vrai que partout des hommes, des femmes, des vieux et des enfants sont victimes de l’injustice, de l’arbitraire, de la misère ou de mauvais traitements, que l’humiliation du prochain, son concitoyen est devenue un principe républicain communément consenti et accepté allègrement par tous et enfin, les dirigeants, hommes du peuple mais coupés du peuple se sont contenté des discours creux et oiseux ne débouchant le plus souvent sur le néant.

Ainsi, plus de quatre décennies depuis l’accession à la souveraineté internationale, rien de si grand n’a été réalisé si ce n’est, de battre sans états d’âme, le record - ô combien - absolu d’avoir appauvri un pays aussi prometteur où, pendants de longues années, les pleurs et les gémissements comme de cymbales retentissent de toutes parts dans la profondeur de conscience.

Toute cette période fut accompagnée du pillage des matières premières et de la mise  à sac du trésor public au détriment de l’intérêt général. L’abîme est insondable. En République Démocratique du Congo, il y a une culture de règne, de la violence, de l’intolérance politique, de la gabegie financière, du pillage systématique et cynique du bien commun, un règne perpétuel de crimes contre l’esprit et d’abus des biens sociaux, bref, l’absence du respect des vertus républicaines.

 A coup sûr, vu l’ampleur du désastre dans tous les domaines, les politiques menées laissent une empreinte dans la mémoire du peuple congolais, celle de l’exemple à ne plus suivre. Ainsi, à scruter l’essence de ces différentes politiques, l’on peut affirmer que la violence au cœur du pouvoir politique a été, tout au long de cette sulfureuse étape de l’histoire de notre pays, la méthode par excellence érigée en système du gouvernement, et sous la forme d’un crime

Silencieux ininterrompu et sans issue, aboutissant à la descente aux enfers de tout un peuple.

Tout se résume à l’obstination des dirigeants qui, par l’orgueil dissimulant la croûte de l’incompétence notoire, ont été incapables de sortir de leurs logiques irrationnelles du maintien au pouvoir pour le pouvoir d’une part, et d’autres part, sourds aux préoccupations sociales des populations.

Or, il est admis que si on s’obstine à vouloir réaliser une utopie, on ne peut faire autrement que de construire un enfer pour y enfermer ceux qui n’en voulaient pas, ceux qui s’apercevaient qu’en fait, on ne pouvait la réaliser étaient, en effet, écrasés par la terreur d’Etat et accusés d’atteinte à la sureté intérieur de l’Etat et d’être en intelligence avec l’étranger et de tenter de déstabiliser les institutions établies.

L’histoire révélera un jour le nombre des victimes et l’immensité du désastre, mais étant contemporains à ces différents régimes, surtout faisant partie des innombrables victimes en tant que fils et filles du peuple, les énergies et les volontés réunies pour la construction d’une nouvelle société ci présentée les esquisses constatent, pour leur part, de ce qu’elles ont vécu et ce qu’elles savent sur le chantier de démolition nationale, unique du genre en Afrique et dans les annales de l’histoire contemporaine.

L’ampleur de la destruction est à la mesure de la crise actuelle et le défi à relever pour la reconstruction nationale est d’autant plus significatif que se dégage une impression paradoxale : le règne de ces politiques a été un véritable enfer pour le peuple congolais et malgré ses différentes tentatives de clonage de ces différentes politiques décriées, la période post transition devra absolument être consacrée à l’instauration d’un Etat de droit démocratique, républicain, social et respectueux des Droits de l’Homme.

A ce titre, dans ce contexte dégradé, le dernier champ qui demeure ouvert est la mise en place de manière consensuelle des institutions démocratiques. Ainsi, pour mettre fin à la transition et à la crise de légitimité, notre pays devrait constituer un banc d’essai d’une transformation démocratique qui réalisera une dévolution de pouvoir confisqué au peuple à des institutions élues et légitimes.

Ce faisant, la démocratie devrait aussi l’emporter sur le totalitarisme, l’ethnocentrisme politique, la pensée unique et s’orientait vers la possibilité d’un nouvel espace politique novateur, capable de maîtriser les enjeux cruciaux dont dépend le destin national.

Ceux-ci sont déjà latents dans la société actuelle et en tant que tels, ils continueront à interpeller notre conscience nationale et la volonté de vivre ensemble, car, en effet, il y a là les sources d’un déchirement. Ces situations politiques et les conséquences socio-économiques qu’elles recèlent, dans leur immense complexité, posent d’une part, des problèmes cardinaux qui sont à identifier comme autant de défies à relever et d’autre part, exigent une réflexion de fond susceptible de bousculer les anciennes rationalités basées sur des faux équilibres sujettes à caution.

Néanmoins, dans cette débâcle politique multisectorielle, force est de reconnaître qu’il faille remettre les certitudes et les évidences en débat. En effet, les élites intellectuelles ont été grandement responsables de ce chaos et en tant que des sourds qui entouraient des aveugles, elles assument leur lourde part de responsabilité historique dans l’hypothèque de l’avenir du peuple congolais.

Comme des éminentes grises, les fameuses compétences capitulardes avaient déployé tout l’arsenal du grand savoir et dans un esprit de conformation à l’orthodoxie totalitaire, elles avaient couvert l’indicible et accepté l’inacceptable en défendant avec ferveur des choix politiques, difficilement justifiables et qui plus, étaient aux antipodes des intérêts et des aspirations populaires.

En effet, les élites n’ont pas été capables d’assumer leur rôle historique, de baliser le chemin à suivre et de constitue le lieu interactif destiné à défendre des idéaux démocratiques et républicains. Ces élites – jamais légitimées – ont secrétés des leaders politiques vedettes dont la notoriété s’est construite uniquement sur des effets des « ordonnances et décrets présidentiels », apportant ainsi à la fois tous leurs soutiens éthiques et politique et la caution intellectuelle à la machine de la destruction nationale.



 

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